1. Pourquoi cette évolution ?
La norme ISO 20022 s’impose progressivement comme le langage commun des paiements, aussi bien en Europe que dans le reste du monde. Cette transformation répond à un besoin croissant de fiabilité, de sécurité et d’automatisation dans le traitement des transactions financières.
Les banques et infrastructures de paiement veulent réduire les erreurs tout en renforçant les contrôles réglementaires : lutte contre la fraude, filtrage des sanctions internationales et exigences KYC. Pour fonctionner efficacement, ces contrôles nécessitent des données d’adresse plus précises et mieux structurées.
C’est pourquoi les formats “en une seule ligne” disparaissent au profit d’adresses normalisées, plus faciles à analyser automatiquement.
2. Les formats d’adresse ISO 20022
Pour harmoniser les échanges, la norme définit trois manières de renseigner une adresse. Elles ne sont pas équivalentes : deux sont en cours de suppression.
- L’adresse structurée : le format de référence
Chaque élément : numéro, rue, étage, code postal, ville, subdivision, pays est séparé dans des champs dédiés.
Les banques indiquent que Ville (TownName) et Pays (Country) sont obligatoires dans tous les paiements SEPA et internationaux.
Les autres champs renforcent la qualité de traitement. Avoir une adresse plus complète permet aux banques d’identifier correctement le destinataire et d’éviter les confusions lors des contrôles de sécurité.
👉 En résumé : plus l’adresse est détaillée, moins il y a de risques d’erreur ou de rejet lors des vérifications bancaires.

- L’adresse hybride : une solution transitoire
Combinaison d’éléments structurés (Ville + Pays) et d’une ligne libre.
Encore acceptée dans SEPA jusqu’en novembre 2025, elle reste tolérée dans certains flux internationaux en 2026, mais est progressivement remplacée par le structuré complet.
- L’adresse non structurée : un format amené à disparaître
Il s’agit de l’adresse en une seule ligne.
Ce format devient incompatible avec les contrôles bancaires modernes et sera totalement interdit en 2026 dans SEPA comme dans l’international.
3. Échéances clés (mise à jour 2026)
En 2026, les règles sont parfaitement stabilisées. Les infrastructures de paiement européennes et internationales ont convergé vers une exigence commune : la fin de l’adresse non structurée.
SEPA : Règles applicables en 2026
- Depuis novembre 2025 : si une adresse est fournie dans un paiement SEPA, elle doit être structurée ou hybride. La non‑structurée refusée.
- À partir de novembre 2026 : SEPA n’accepte plus aucune adresse non structurée.
Le format hybride reste toléré, mais le structuré est fortement recommandé pour éviter les rejets.
Paiements internationaux (SWIFT / CBPR+) : Règles applicables en 2026
Le réseau SWIFT suit un calendrier strict :
- Novembre 2026 : fin complète de l’adresse non structurée dans les messages CBPR+ et HVPS+.
- Obligation de renseigner au minimum Town (ville) et Country (pays).
- Seuls les formats structuré ou hybride seront acceptés dans les paiements transfrontaliers.
Suisse : (UBS / SIX / PostFinance)
Les exigences suisses sont les plus avancées :
- 14 novembre 2026 : seules des adresses structurées sont acceptées dans les fichiers ISO 20022 (pain.001/pain.008).
- Tout paiement avec adresse non structurée est automatiquement rejeté.
Résumé simple pour vos équipes
En 2026, les règles sont les suivantes :
| Type de paiement | Accepté | Rejeté |
| SEPA | Adresse structurée, adresse hybride | Adresse non structurée |
| International (SWIFT) | Adresse structurée, adresse hybride | Adresse non structurée (dès novembre 2026) |
| Suisse (UBS/SIX) | Adresse structurée seule | Tous les formats non structurés |
➡️ Fin 2026 : seul le structuré est pleinement conforme dans tous les environnements.
4. Impacts pour les entreprises
Cette évolution nécessite une mise à jour des référentiels (clients, fournisseurs, banques), des formats de transfert et des processus internes.
Les fichiers ISO 20022 (paiements et prélèvements) doivent comporter des adresses structurées fiables pour éviter les :
- rejets bancaires,
- retards de paiement,
- blocages lors des vérifications de conformité (KYC, OFAC, UE).
La structuration améliore aussi la lisibilité automatique et réduit les faux positifs lors des contrôles anti‑fraude.
5. Ce qu’il faut faire dans Microsoft Dynamics 365 Finance (D365)
1) Mettre à jour vos formats Electronic Reporting (ER)
Importer les versions 2019 des formats :
- pain.001 (Credit Transfer)
- pain.008 (Direct Debit)
2) Structurer les adresses du référentiel
Uniformiser les adresses des clients, fournisseurs, banques.
3) Vérifier vos formats personnalisés
Tous les documents générés doivent respecter la structuration ISO 20022 :
ER, Docentric, PDF, interfaces externes.
4) Tester avec vos banques
Tester les flux SEPA et internationaux pour valider la conformité avant mise en production.
Pour terminer, sachez que Dynagile vous accompagne tout au long de cette transition :
- audit des données,
- mise à jour ER standard,
- conversion des adresses,
- tests interbancaires,
- sécurisation complète avant les échéances 2026.
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