En septembre, les ETI et les grandes entreprises seront les premières à mettre la réforme à l’épreuve du terrain. Leurs premiers mois de déploiement feront émerger des enseignements utiles pour les PME, notamment sur :
- Les configurations ERP les plus efficaces
- Les cas d’usage les plus sensibles
- Les difficultés rencontrées avec les plateformes agréées
- Les ajustements à prévoir dans les processus Finance
Ce léger « coup d’avance » pour les TPE et PME ne doit pourtant pas les inciter à trop retarder le projet.
Dans cet article, je vous propose de revenir sur la réforme, ses enjeux et les étapes clés à respecter pour une mise en conformité sereine, tant pour la DSI que pour les métiers.
Facturation électronique VS dématérialisation
Reclarifions un point qui fait souvent confusion. Beaucoup d’organisations dématérialisent déjà leurs factures. Elles utilisent des PDFs, des portails fournisseurs ou des solutions EDI depuis plusieurs années.
Mais une facture électronique, au sens de la réglementation, n’est pas un PDF envoyé par e-mail. Elle doit être structurée, contenir des données normées et transiter par une plateforme agréée (PA). Trois formats sont aujourd’hui reconnus : Factur-X, UBL et CII.
La réforme repose sur deux mécanismes complémentaires :
L’e-invoicing
Il concerne l’émission, la transmission et la réception des factures électroniques entre entreprises établies en France.
L’e-reporting
Il concerne notamment les transactions B2C, les opérations internationales, des données de paiement et les transactions qui n’entrent pas dans le périmètre direct de l’e-invoicing.
Pour les directions financières, les enjeux dépassent donc largement la transmission d’un document. La réforme implique :
- Une gouvernance des données renforcée
- Une meilleure qualité des référentiels
- Un suivi des statuts réglementaires
- Une traçabilité complète des flux
- Une coordination plus forte entre Finance et SI.
Les entreprises qui prendront le temps de cartographier leurs flux, d’analyser leur ERP et de qualifier leurs cas d’usage disposeront d’une longueur d’avance au moment du passage à l’obligation d’émission.
Mise en conformité avec la facturation électronique : des étapes à respecter
Sur plusieurs échanges projet, nous observons un réflexe fréquent : commencer par le choix de la plateforme agréée avant d’avoir réellement cartographié les flux. De notre expérience, cette approche peut conduire à des coûts inutiles ou à une architecture inadaptée.
A ce jour, la Commission de Normalisation AFNOR recense 45 cas d’usage de la facturation électronique en France. Selon la nature de son activité, son organisation, ses flux et son ERP, une entreprise ne sera concernée que par une partie de ces scénarios :
- Facturation de prestations
- Gestion d’acomptes
- Avoirs
- Opérations internationales
- Dispositifs de remboursement spécifiques
- Règles sectorielles particulières
Ainsi, dans certains projets, des adaptations ERP ou des développements complémentaires peuvent être nécessaires pour couvrir les scénarios réellement applicables. C’est pourquoi choisir une plateforme avant d’avoir analysé ses flux constitue souvent un faux départ.
Chez Dynagile, nous sommes convaincus qu’une démarche plus pérenne consiste à suivre l’ordre inverse :
- Identifier les cas d’usage concernés
- Analyser les capacités et les contraintes de l’ERP
- Évaluer la maturité des référentiels
- Choisir ensuite la plateforme et l’architecture les plus adaptées.
Conjuguer technicité et exigences métiers.
La réforme est complexe, mouvante, exigeante et surtout, la solution universelle n’existe pas. Les bonnes réponses à votre situation naîtront de votre capacité à réconcilier contraintes techniques et exigences métiers :
- D’une part, il est primordial de conserver une vision métier complète dans l’environnement de travail des équipes Finance.
- D’autre part, il faut connecter l’ERP à une plateforme agréée.
Chez Dynagile, nos experts finance travaillent depuis plus de deux ans sur la facturation électronique pour comprendre la réforme, ses impacts sur les métiers et sur les outils, notamment Dynamics 365 Finance & Operations et Business Central.
L’expérience acquise sur les projets menés a conduit les équipes à formaliser une approche centrée sur :
- L’analyse des flux métiers
- L’audit de maturité ERP
- La gouvernance des données
- Le pilotage du cycle de vie des factures
- L’intégration des exigences réglementaires directement dans les processus Finance
Vous souhaitez confronter votre trajectoire de mise en conformité à votre contexte ERP ? Écrivez-nous ! Nous pouvons vous aider à clarifier vos cas d’usage, vos référentiels et les points de vigilance à traiter en priorité.
FAQ | Mener un projet de facturation électronique dans une PME.
Pourquoi les PME devraient-elles commencer leur projet avant 2027 ?
Même si l’obligation d’émission démarre en septembre 2027, les PME devront être capables de recevoir des factures électroniques dès septembre 2026. Commencer tôt permet également d’identifier les cas d’usage, les contraintes ERP et les impacts organisationnels.
Combien de cas d’usage de facturation électronique existent en France ?
La Commission de Normalisation AFNOR recense actuellement 45 cas d’usage. Une entreprise n’est généralement concernée que par une partie de ces scénarios, d’où l’importance d’une phase de cadrage préalable.
Faut-il choisir sa plateforme agréée avant d’analyser son ERP ?
Non. Dans de nombreux projets, il est préférable d’identifier d’abord les cas d’usage, les flux métiers et les contraintes ERP afin de sélectionner ensuite la plateforme la plus adaptée.
Comment préparer la facturation électronique dans Dynamics 365 Finance & Operations ou Business Central ?
La préparation passe généralement par l’analyse des flux, l’évaluation des référentiels, la vérification des capacités de l’ERP, le choix d’une plateforme agréée et la mise en place des processus de suivi des statuts et du e-reporting.
Quelles solutions Dynagile propose-t-elle pour gérer la facturation électronique dans D365 Finance & Operations ?
Pour les organisations utilisant D365 Finance & Operations, Dynagile a développé une solution intégrée pensée avec les équipes métiers et conçue pour gérer l’émission, la réception, l’e-reporting, les statuts réglementaires et le pilotage des flux directement depuis l’ERP. Sur un environnement standard, l’intégration technique peut être rapide. Mais la réussite du projet dépend surtout du cadrage des flux, des référentiels, des statuts et des exceptions métier.
Pour les entreprises utilisant Business Central, Dynagile accompagne les projets en s’appuyant sur son expertise de la réforme et sur les fonctionnalités de l’écosystème Microsoft.

