Fin de LCS : Et si c’était (enfin) une bonne nouvelle pour votre DSI ?

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par

Dynagile

Quand Microsoft annonce la « dépréciation » d’un outil critique, on a tous le même réflexe. On soupire. On pense à la dette technique, aux équipes déjà sous l’eau et au budget à débloquer. 

C’est humain. Mais pour une fois, l’arrêt de Lifecycle Services (LCS) prévu pour 2027 au profit du Power Platform Admin Center (PPAC) est une opportunité en or. 

Pourquoi ? Parce que LCS était un « village gaulois » isolé. 
 
Avec le PPAC, on casse les silos. On arrête de gérer l’ERP d’un côté et la Power Platform de l’autre. On unifie. Et pour l’efficacité opérationnelle, c’est un vrai levier. 

Alors, comment on transforme cette contrainte en victoire rapide ? On ne casse pas tout du jour au lendemain.  
 
Voici votre plan de bataille en 5 étapes concrètes. 

Étape 1 : Le grand ménage de printemps  

Avant même de parler technique, parlons « inventaire ». Vos environnements LCS accumulés depuis des années… sont-ils tous utiles ? 

  • Le constat : On a tous des environnements Tier-1 ou Tier-2 qui tournent « au cas où », et des vieux projets archivés qui polluent la vue. 
  • L’action à mener : Auditez l’existant. Identifiez les environnements « zombies ». On ne migre pas le désordre vers le PPAC. C’est le moment idéal pour rationaliser vos coûts de compute. 

Étape 2 : Le mariage forcé (mais heureux) avec Dataverse  

C’est le prérequis absolu. Pour que le PPAC puisse « voir » et administrer votre ERP Finance & Operations, ce dernier doit être lié à un environnement Dataverse. 

  • Pourquoi c’est top : Au-delà de l’admin, cela débloque des fonctionnalités natives comme le Dual Write ou les Virtual Entities
  • L’action DSI : Vérifiez le statut de liaison de chaque environnement. Si ce n’est pas fait, planifiez cette association. 
     
    Attention, c’est une opération structurante pour votre stratégie ALM (Application Lifecycle Management). 

Étape 3 : Moderniser votre automatisation  

Si vos déploiements reposent sur des scripts Azure DevOps qui appellent les vieilles API de LCS, il va falloir les mettre à la retraite. 

  • Le gain : Le PPAC utilise des connecteurs modernes et des API beaucoup plus robustes. Fini les scripts « bricolés », place aux standards du marché. 
     
  • L’action à mener : Auditez vos pipelines CI/CD. Préparez la bascule vers les Power Platform Build Tools. Vous allez gagner en fiabilité et en vitesse de déploiement. 

Étape 4 : Le « Bac à Sable » grandeur nature  

Microsoft est prudent et ouvre les vannes progressivement. 

  • Le timing : Depuis la rentrée 2025, les environnements Sandbox sont gérés de manière unifiée. 
     
  • L’action DSI : Ne touchez pas à la Prod tout de suite. Utilisez cette fenêtre de tir pour migrer vos environnements de DEV et de UAT. C’est le moment idéal pour que vos équipes Ops se fassent la main sur les nouvelles interfaces (copie d’env, restauration) sans risque. 

Étape 5 : La bascule finale 

Une fois les scripts rodés et les équipes formées, vous serez prêts pour l’administration unifiée de la Production. 

  • Le point de vigilance : Le PPAC est intransigeant sur la conformité des licences. Assurez-vous que vos affectations utilisateurs sont carrées avant de migrer. 

Ne voyez pas 2027 comme une date butoir effrayante. Voyez-la comme la ligne d’arrivée d’une course de fond que vous commencez maintenant, à votre rythme. 

Cette migration, c’est l’occasion de : 

  1. Remettre à plat votre gouvernance. 
  1. Sécuriser vos accès. 
  1. Industrialiser vos déploiements comme jamais auparavant. 

 
On vous aide à décoder la roadmap pour que la technique reste au service du business.
On s’y met quand ? 

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